Reconstruction de modèles UML après application d’analyses formelles de concepts

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Post-Doctorant : Bastien Amar

Organisme d'accueil : Irstea

Encadrement à Tetis : André Miralles (Irstea)

Autre(s) ecadrant(s) : Marianne Huchard (Lirmm), Clémentine Nebut (Lirmm),Thérèse Libourel (Espace-Dev)

Axe(s) Tetis  concerné(s) : SISO

Début - Fin : Janvier 2012 – Avril 2013

Contexte/Cadre du Post-Doctorant : Dans le domaine de l’environnement, il est souvent nécessaire de mobiliser de nombreux acteurs (citoyens, agriculteurs, syndicats agricoles, instituts professionnels, etc.) pour réaliser l’analyse du domaine. Réaliser une telle analyse s’avère rapidement être une vraie gageure d’autant plus que, dans certains cas, les échanges entre acteurs peuvent être conflictuels car leurs intérêts sont contradictoires. La qualité du modèle final peut en être fortement affectée. Face à ce type de situation, une solution consiste à co-construire les modèles par petits groupes d’acteurs ayant des affinités communes. Pour ce faire, il est nécessaire de disposer d'un mécanisme et d'un outil permettant de factoriser au sein d’un même modèle les concepts des différents groupes (cf. figure 1).

Résumé : L’objectif des recherches est de concevoir et d’implémenter un mécanisme de factorisation de modèles permettant d’obtenir automatiquement un modèle générique regroupant les concepts communs à plusieurs modèles (cf. figure 1). Ce modèle générique est en fait le Plus Grand Commun Modèle (Greatest Common Model) à plusieurs modèles. Afin de bien identifier l’origine des concepts du GCM, des liens de traçabilité (cf. chaînettes) sont établis automatiquement lors de la factorisation entre les concepts communs à plusieurs modèles d’acteurs et ceux du GCM. Ces liens de traçabilité constituent une information exploitée pour identifier au sein des modèles sources ceux qui en sont démunis (cours, véhicule, etc.), concepts uniques dans leur modèle. Cette identification facilite l’analyse des acteurs qui ont à se concentrer sur ces concepts uniques pour les valider ou non. Il en résulte un gain de temps lors de l’analyse.
Le mécanisme de factorisation s’appuie sur l’Analyse Formelle de Concepts ou l’Analyse Relationnelle de Concepts, techniques développées au sein du LIRMM. Ces techniques regroupent les propriétés communes de plusieurs concepts sources au sein d'un nouveau concept créé automatiquement et qui abstrait de fait les concepts sources.
Le processus de factorisation s’effectue en trois étapes (cf. figure 2) : les modèles sont transformés en Concepts formels (sorte de tableaux croisés) par la transformation 1, ensuite les outils AFC ou ARC convertissent les Concepts formels en treillis (Transf. 2) et ensuite il faut reconstruire le modèle UML du GCM (Transf. 3). Une reconstruction classique à partir du contenu du treillis se traduirait par une perte d’éléments de modélisation (notes de description, de code, etc.) appauvrissant ainsi le contenu informatif du GCM.
Le travail post doctoral a consisté à concevoir et implémenter une méthode permettant de réaliser la transformation 3 sans aucune perte d’information. Cette méthode est en cours de publication.

Publications dans le cadre du Post-doctorat :
AMAR, B., OSMAN-GUEDI, A., MIRALLES, A., HUCHARD, M., LIBOUREL, T. & NEBUT, C. (2012, 28 June to 01 July). Using Formal Concept Analysis to Extract a Greatest Common Model. International Conference on Enterprise Information Systems (ICEIS), Wrocław, Poland, pp. 27-37.

OSMAN GUEDI, A., MIRALLES, A., AMAR, B., NEBUT, C., HUCHARD, M. & LIBOUREL, T. (2012, 11 to 14 October 2012). How Relational Concept Analysis can help to Observe the Evolution of Business Models. Concept Lattices and their Applications (CLA 2012), Fuengirola, Spain, pp. 139-150.

AMAR, B., OSMAN GUEDI, A., MIRALLES, A., HUCHARD, M., LIBOUREL, T. & NEBUT, C. ( A paraître). Finding Semi-Automatically a Greatest Common Model Thanks to Formal Concept Analysis. Dans Enterprise Information Systems.